Contrat d’édition : attention aux pièges

On vous a envoyé un contrat d’édition ? On se calme, on respire un grand coup et on fait attention à ne pas se faire avoir par ces pièges qui sont plus communs qu’on le croit.
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Nicolas Parisi
Cofondateur du Club, auteur de nouvelles parues dans diverses revues, je m’intéresse particulièrement à la stylistique et ses applications pratiques à l’écriture. En lire plus

Contrat d’édition : attention aux pièges

On vous a envoyé un contrat d’édition ? On se calme, on respire un grand coup et on fait attention à ne pas se faire avoir par ces pièges qui sont plus communs qu’on le croit.

Contrat d’édition : attention aux pièges

On vous a envoyé un contrat d’édition ? On se calme, on respire un grand coup et on fait attention à ne pas se faire avoir par ces pièges qui sont plus communs qu’on le croit.
Un homme signant son contrat d'édition

C’est un mardi, à 10 heures du matin, que le téléphone a sonné. Vous décrochez et là vous comprenez qu’à l’autre bout du fil, c’est un éditeur qui vous parle :

Vous allez être publié.

Complètement sonné, vous acquiescez à tout. L’appel se termine et vous jetez un coup d’œil aux notes que vous avez eu le réflexe de prendre : RDV dans une semaine pour signer un contrat.

Si le génial cocktail d’adrénaline et d’endorphine que votre corps vous a servi n’a pas encore frappé, c’est le moment qu’il choisira pour vous jeter dans une espèce de béatitude toute fébrile.

Alors, avant de se précipiter et d’aller hurler au monde que « ça y est ! », on va se poser et lire cet article, parce que tout n’est pas rose au royaume de l’édition.

La première chose à faire quand un éditeur veut vous publier

Avant tout, il va falloir vérifier une chose : qui est cette maison d’édition qui a appelé. Vous devez déterminer ce que vous attendez de votre maison d’édition et si le mode de fonctionnement de l’éditeur qui vous a proposé un contrat correspond à cela.

Parce que vous aurez beau négocier votre contrat comme un chef, si ce que vous voulez c’est pouvoir retrouver votre livre sur les rayons d’une librairie et que la maison qui se propose d’éditer votre manuscrit ne fait que du numérique, vous allez avoir des surprises…

Et on fait ça comment ? On commence par lire l’article qu’on vous a écrit au sujet des maisons d’édition à éviter et, surtout, on garde son calme ! On va vous expliquer ce qu’est un contrat d’édition et comment éviter les pièges les plus fréquents.

C’est quoi un contrat d’édition ?

Un contrat d’édition, c’est un document légal que vous signez avec une maison. Ce document dit que, en échange d’un certain pourcentage sur les ventes (vos droits d’auteur), vous cédez à cette maison, non pas votre œuvre, mais le droit de l’exploiter (donc de la commercialiser).

Ça semble être un bon deal, non ?

Sur le papier oui. Mais dans la réalité, la plupart des nouveaux auteurs sont tellement désespérés de voir leur œuvre être enfin publiée que certaines maisons d’édition peuvent être tentées d’en tirer parti.

N’oubliez pas que vous avez le droit de négocier votre contrat !

Surtout qu’un contrat d’édition, ça ne fonctionne pas exactement comme un contrat d’assurance où, si vous n’êtes pas satisfait, vous pouvez changer à tout moment. Ce contrat vous engage vous et votre maison d’édition et ne prend fin que sous certaines conditions très précises : soit il arrive à sa fin, soit l’une des parties ne respecte pas les clauses du contrat.

Alors, pour éviter de se faire avoir, il faut commencer par lire attentivement son contrat et faire attention aux pièges suivants :

Piège #1 : La durée du contrat

Un contrat vous engage pour toute la durée dudit contrat. Cette tautologie peut sembler un peu bête, alors on va agiter des chiffres qui font peur pour que vous compreniez bien : si vous n’avez pas défini de durée maximale à votre contrat, les droits d’exploitation que vous avez cédés ne retomberont dans le domaine public que 70 ans après votre mort.

Eh oui : si la maison d’édition avec laquelle vous avez signé est un peu retorde, elle s’arrangera pour conserver les droits d’exploitation de votre livre jusqu’à 70 ans après que vous soyez mort. Pourquoi pas me direz-vous, tant qu’elle continue d’imprimer et de vendre votre livre, au contraire, c’est génial, non ?

C’est pas génial, non. Parce que même si les maisons d’édition ont l’obligation de continuer à imprimer et commercialiser votre livre, dans la pratique, cette obligation se traduit comme suit : si votre livre ne s’est pas super bien vendu, plutôt que de vous en rendre les droits, elles s’arrangeront pour toujours garder un ou deux exemplaires en stock (voire d’en imprimer un ou deux dans l’urgence si vous deviez les commander vous-mêmes histoire de les faire réagir) et ne seront donc pas en faute : le contrat ne sera pas rompu, vous ne récupérerez pas vos droits.

Concrètement, ça, ça veut dire que si vous n’avez pas défini de durée maximale à votre contrat d’édition, il existe une possibilité pour que plus personne ne puisse ne serait-ce que remettre la main sur votre livre, et ce jusqu’à 70 ans après votre mort.

Alors, négociez pour la mise en place d’une durée maximale ! Ne serait-ce que pour proposer les droits de votre livre à une autre maison d’édition si la première devait ne pas réussir à vendre beaucoup d’exemplaires.

Piège #2 : vos droits d’auteur

Vos droits d’auteur, c’est combien, en termes de pourcentage sur le prix de vente d’un exemplaire de votre livre, vous allez toucher. Ces droits vont souvent de 5 à 15 %, sachant que 8 % est déjà considéré comme peu.

Pourquoi on vous dit ça ? Parce que si vous êtes un nouvel auteur qui n’a jamais été publié avant, je suis sûr que vous seriez prêt à accepter 5 %… Et je vous comprends ! Mais gardez en tête que ça reste une mauvaise idée. Au-delà de rabaisser le niveau pour tous les autres auteurs, ça vous rabaisse vous-même et votre oeuvre !

Ce que vous pouvez faire, par contre, c’est prévoir une gradation de vos droits suivant le volume de ventes. OK, peut-être qu’on vous a forcé la main : vous étiez inquiet et impressionné et malheureusement, vous avez accepté les 5 %. Ce que vous pouvez encore négocier, c’est d’augmenter ce pourcentage si jamais vous dépassez, disons, les 1000 exemplaires vendus. Puis un nouveau pourcentage pour les 3000, les 10000, les 50000… On ne sait jamais. Votre roman deviendra peut-être un bestseller !

Piège #3 : la reddition des comptes

Normalement, votre maison d’édition doit chaque année vous envoyer un rapport détaillant l’état des ventes de vos livres, ainsi que votre redevance (le pognon qu’on vous doit).

Dans la pratique, il arrive que ce ne soit pas le cas. Il se peut que vous receviez ce rapport tous les deux ou trois ans. Il se peut que vous le receviez en temps et en heure, mais présenté de telle sorte que vous n’y compreniez rien… Et il se peut aussi que votre maison d’édition ne vous envoie rien du tout et que vous n’ayez donc aucune solution pour ne serait-ce que savoir comment se portent les ventes de votre livre.

C’est un véritable problème, qui a notamment été soulevé par le Conseil Permanent des Écrivains dans leur rapport sur les contrats d’édition (lecture un peu longue, mais très intéressante).

Malheureusement, il n’y a, à l’heure actuelle, aucune solution concrète à ce problème. Vous pouvez essayer de négocier l’inclusion dans votre contrat d’une clause définissant la fréquence à laquelle vous recevez la reddition de vos comptes et la façon dont cette dernière doit être présentée, mais dans la mesure où les maisons sont, de base, tenues de le faire et ne le font pas toujours, il n’est pas sûr qu’une telle clause soit respectée.

À défaut, cela vous donnera une raison valable de rompre le contrat si la relation avec votre maison d’édition devait virer au vinaigre.

Piège #4 : le droit de regard sur la couverture, la quatrième, le titre et les modifications du manuscrit

Vous pensiez qu’une fois le contrat signé, votre œuvre allait être publiée telle quelle ? Eh bien pas nécessairement. Si vous ne demandez pas que soit incluse, dans le contrat, une clause stipulant que vous avez un droit de regard sur la couverture, la quatrième, le titre et même les possibles modifications apportées à votre manuscrit, votre éditeur risque bien de ne pas vous inclure dans le processus.

Gardez bien en tête ceci : le contrat d’édition est un document légal. Cela veut dire que, même si quelque chose semble tenir du bon sens, vous devez vous assurer que c’est bien écrit noir sur blanc quelque part.

Piège #5 : Le nombre d’exemplaires du premier tirage et d’exemplaires de promotion

Normalement, le nombre d’exemplaires du premier tirage sera précisé dans le contrat. Si ça n’est pas le cas, méfiez-vous ! Soit la maison d’édition avec laquelle vous vous apprêtez à signer est une maison d’édition à compte d’éditeur qui fait de l’impression à la demande (ce qui n’est pas un problème en soi, mais c’est quelque chose dont vous devez avoir connaissance avant de signer), soit elle compte éditer votre roman uniquement pour enrichir son catalogue et ne fournira aucun effort pour assurer la communication et diffuser votre œuvre.

Un autre point important est le nombre d’exemplaires de promotion que la maison d’édition prévoit d’imprimer. C’est quoi un exemplaire de promotion ? Tout simplement, un exemplaire qu’enverra gratuitement l’éditeur à des services de presse, des blogueurs… etc.

C’est important que ce genre de choses soient précisées dans le contrat, parce que même si vous ne percevrez pas de droit d’auteur sur ces exemplaires, cela vous permet, déjà d’être impliqué dans le processus de communication autour de votre roman, mais surtout de savoir ce que compte faire votre maison d’édition en termes de promotion pour votre livre.

Et comme ça on en arrive à une partie difficile :

Piège #6 : ce que la ME compte vraiment mettre en œuvre en termes de promotion

Même si vous n’espérez pas un feu d’artifice sur les Champs-Élysées pour célébrer la parution de votre roman, vous vous attendez quand même (j’espère) à un minimum d’implication de la part de l’éditeur qui s’apprête à vous publier.

Mais vous allez me dire : « ça tombe sous le sens ! Au-delà des exemplaires de promotion, ils ont forcément prévu quelque chose ! ». Oui, ça tombe sous le sens… C’est pour ça que vous devez demander à ce que ce soit inscrit dans le contrat d’édition. Je ne pense pas qu’il soit possible de le répéter assez : même si ça vous semble évident, même si ça a été dit à l’oral, il faut que ça apparaisse dans le contrat.

Pourquoi ? Parce que si votre éditeur allait le faire de toute façon, ça ne le dérangera pas que ça apparaisse dans le contrat. Par contre, si ça le dérange, c’est qu’il avait peut-être prévu de ne pas mettre en place tous les efforts de communication dont il se vantait pourtant quelques instants auparavant…

Piège #7 : le pacte de préférence

Celui-là est pas mal ! Je vous explique : il est possible que votre éditeur inclue un « pacte de préférence » dans votre contrat. Qu’est-ce que c’est ? C’est une clause qui stipule que pendant une durée donnée (5 ans au maximum), vous ne pourrez proposer vos nouveaux romans (s’ils appartiennent au même genre que celui dont vous négociez actuellement les droits) à aucune autre maisons d’édition.

Si vous êtes d’un naturel honnête, vous vous direz « pourquoi pas ! Si ça se passe bien avec eux et puisque ce sont eux qui m’ont les premiers donné ma chance, je veux bien leur proposer tous mes prochains romans ! ».

Oui, mais le problème c’est que, parfois ça se passe mal. Et parfois les lignes éditoriales évoluent. Imaginez 30 secondes la frustration que vous vivrez si vos quatre prochains romans devaient être refusés par votre maison d’édition, non pas parce qu’ils sont mauvais, mais simplement parce qu’ils ne collent plus avec leur ligne éditoriale. D’autres maisons d’édition pourraient pourtant être intéressées !

Oui, mais non. Vous avez signé un contrat. Il va falloir attendre 5 ans. Vous n’avez plus qu’à polir vos écrits en attendant d’être enfin libre. Oh ! Et le meilleur ? Ça s’applique aussi aux travaux collaboratifs. Vous et votre meilleur ami avez écrit un livre ensemble ? S’il a un pacte de préférence avec une maison d’édition et vous avec une autre, ce livre ne peut légalement être envoyé à aucune maison d’édition avant la fin de ces pactes…

Et si finalement vous décidez de céder au pacte de préférence, essayez au moins de maîtriser dans quelles conditions seront éditées vos prochaines œuvres chez eux. Ça veut dire faire rayer la mention qui précise que les prochains romans couverts par ce pacte seront publiés « dans les mêmes conditions ». Cela vous permettra de formuler de nouvelles exigences, ne serait-ce qu’au niveau de vos droits d’auteur.

Piège #8 : Les droits d’adaptation et le cas de la cession de ces droits

Qu’est-ce que c’est ? Ce sont les droits d’adaptation à l’écran de votre œuvre. Concrètement, si votre livre fait un carton ou tape dans l’œil d’un réalisateur, ce dernier voudra en acquérir les droits d’adaptation pour… l’adapter à l’écran, mais aussi le traduire, réaliser un audiobook, une BD… etc.

Aujourd’hui, la loi oblige les maisons d’édition à vous faire signer un contrat séparé pour la cession des droits d’adaptation de votre roman. EN AUCUN CAS VOUS N’ÊTES OBLIGÉ DE SIGNER CE SECOND CONTRAT.

Les droits d’adaptation peuvent représenter beaucoup d’argent. Et même, au-delà de ça, quel intérêt de céder vos droits d’adaptation à une maison d’édition qui ne cherchera pas nécessairement à les exploiter et se contentera de les posséder, simplement « au cas où » ?

Mais si vous deviez finalement décider de leur céder les droits d’adaptation de votre roman, assurez-vous d’inclure une clause spécifiant que la maison d’édition n’a pas le droit de négocier en votre nom pour la cession à un organisme tiers (capable d’adopter votre œuvre à l’écran) de ces droits ou, à défaut, doit soumettre au préalable toute décision à votre accord écrit.

Vous aurez ainsi la possibilité de contrôler la façon dont sera adaptée votre œuvre à l’écran et peut-être (je dis bien peut-être) évitera-t-on une nouvelle situation à la Eragon.

Piège #9 : Les droits de reproduction et le cas de la cession à des tiers de ces droits

Pour les droits de reproduction, c’est un peu similaire aux droits d’adaptation, à la différence que la cession de ces derniers n’a pas à être faite sur un contrat séparé. Pas de panique cependant car, pour que des droits particuliers soient cédés, ils doivent être mentionnés sur le contrat. Aussi vous verrez certainement apparaître une clause qui les mentionnera.

Mais concrètement, c’est quoi les droits de reproduction ? C’est le droit de vendre votre œuvre au format de poche, le droit de vendre des produits dérivés (tee-shirt, figurines… etc.), mais aussi dans le cas d’une pièce de théâtre, le droit qu’elle soit mise en scène et représentée !

Si vous avez cédé ces droits pour une pièce de théâtre, cela signifiera que le moindre metteur en scène qui s’y intéressera devra avant demander la permission de le faire, non pas à vous, mais à votre maison d’édition…

Enfin, comme pour les droits d’adaptation, assurez-vous d’inclure au moins une clause vous allouant un droit de regard en ce qui concerne la cession de ces droits à des tiers par votre maison d’édition.

Piège #10 : le cas du pilon et de la mise en solde

On en arrive à la partie la moins fun : le cas où votre livre a fait un flop complet. Si cela devait arriver, votre maison d’édition se retrouverait à devoir gérer un stock conséquent d’exemplaires qui ne seront jamais vendus. Or, stocker des bouquins, ça coûte cher. Que va donc faire votre maison d’édition ? Eh bien, s’en débarrasser bien sûr !

Pour cela, deux possibilités :

  • le pilon : c-à-d les détruire
  • la mise en solde: c-à-d les brader sous le coût de production sans payer l’auteur

Je sais que planifier la défaite, c’est pas nécessairement la meilleure voie. Mais croyez-moi, je pense que vous préférerez envisager cette éventualité plutôt que de la subir de plein fouet. Pour cela, pensez à inclure dans le contrat les clauses suivantes :

  • mise en solde : que l’éditeur s’engage à vous tenir informé, au préalable, des soldes envisagées et que la mise en solde de tout le stock justifie une résiliation de contrat
  • pilon : que vous ayez la possibilité de récupérer vos exemplaires restants en cas de mise au pilon

Les clauses clairement abusives pour ne pas dire carrément illégales

On vient de voir les pièges les plus communs. On va maintenant regarder rapidement les abus que l’on peut retrouver dans les contrats :

  • si l’on vous demande d’acheter un certain nombre d’exemplaires (sous forme de précommande)
  • si vous n’êtes rémunérés qu’à partir d’un certain nombre d’exemplaires vendus
  • le droit de passe : la déduction de 10 % des droits d’auteur sur chaque tirage pour anticiper les invendus en librairies

Si vous tombez sur une de ces clauses, vous avez le droit de partir du principe qu’il y a définitivement quelque chose de pourri au royaume du Danemark : barrez-vous.

Le véritable problème lors de la signature d’un contrat d’édition

Les grosses maisons d’édition reçoivent plusieurs milliers de manuscrits chaque année. Si l’on vous rappelle pour vous proposer de publier votre roman, c’est un euphémisme que de dire que vous n’êtes pas en position de force pour négocier. Qu’est-ce qui empêche un éditeur de vous envoyer paître si vous essayez de simplement ne pas vous faire arnaquer ?

Techniquement, rien. Il a un arrivage constant de nouveaux manuscrits, et sa vie sera bien plus simple s’il publie le roman de quelqu’un qui est prêt à se faire exploiter dans tous les sens (du terme) plutôt que le vôtre.

Le rapport de force est complètement inégal. Mais ce n’est pas le pire : même si vous parvenez à signer un contrat à peu près juste, la loi est faîte ainsi que vous aurez toutes les difficultés du monde à faire en sorte que l’on vous communique avec précision l’état des ventes de votre roman ou même, à récupérer vos droits même si votre éditeur ne fait plus que le strict minimum (c.-à-d. garder deux ou trois exemplaires en stock).

Conclusion

Faites bien attention aux 10 précédents pièges que l’on a évoqués. N’oubliez pas : VOUS AVEZ LE DROIT DE NÉGOCIER !

Et même si faire attention à ces 10 points ne règlera pas les problèmes fondamentaux que sont :

  • l’inégalité des rapports de force entre vous et votre éditeur
  • les redditions de comptes hétérogènes, incompréhensibles et irrégulières
  • la possibilité pour les maisons d’édition de s’accrocher aux droits d’exploitation de votre œuvre, alors même qu’elles n’en font rien, en conservant simplement un stock minimal d’exemplaires

Vous serez quand même un peu moins exploité que si vous aviez signer le premier contrat venu parce qu’être enfin publié vous a mis trop d’étoiles dans les yeux.

21 réponses

  1. Bonjour,
    Auteur de mon premier roman “Le destin qui vous lie” (de Jacqueline Kocher) aux Editions Maïa, le nombre d’ouvrage vendu me semble bizarre. Sur une période de trois ans, ils m’annoncent :
    * 50 exemplaires vendus à l’auteur lors de la campagne de lancement et
    * 01 exemplaire vendu en librairie
    Tenant compte des différents points de vente tel que : Amazon, Decitre, Fnac, Libraire Le Pavé du Canal et leur propre site, je suis vraiment perplexe sur les résultats annoncés.
    Comment peut-on réellement connaitre le nombre d’exemplaire vendu de mon roman ??
    Avec toute ma gratitude pour votre bienveillance.
    Belle semaine chargée en énergies positives.
    Bien cordialement.

  2. Un éditeur peut-il refuser de payer les DA sur les livres qu il a vendu à l’auteur ( il n’y a pas de telle clause dans le contrat)?

  3. Bonjour Emsi
    J’ai signé avec droit de regard sur l’illustration
    Une couverture inepte a ete proposee en août
    Mes mails d alerte et de propositions n’ont pas abouti
    Je retrouve mon livre annoncé sur les plates formes pour le 14 février avec cette couverture idiote qui dessert le livre, un résumé qui est totalement ridicule et truffé de fautes. Pour finir sur le livre se trouve bien mon pseudo et sur le descriptif mon nom d’état civil. J’ai demandé à ce que ce soit modifié. Jamais de réponse. Je judiciarise ou c’est sans espoir ?
    Je vais contacter la sgdl
    Merci de ta réponse

  4. Bonjour
    Comme le suggère plus haut Colleg, on n’est pas à l’abri de mauvaises surprises y compris avec une maison d’édition favorablement connue des libraires, ou qui n’a en tout cas pas mauvaise réputation.
    Ainsi, chez l’un de ces éditeurs “de bonne réputation”, j’ai vu un de mes romans être édité avec…. un mauvais titre en couverture (mais le bon en page de garde) !!!!!! Et comme la communication interprofessionnelle des données avait été faite des mois en amont avec le bon titre, les plateformes de vente (en ligne ou libraires) ont considéré que mon livre était “épuisé” ou “inexistant”, ceci pendant les mois et les mois qu’ont pris la rectification (“ça pourra être long de rectifier” m’avait dit l’éditeur, sans aucun mot d’excuse !!!!). Or on sait qu’un livre, à partit du moment où il n’est pas le roman du siècle, doit se vendre dès sa sortie, sinon c’est relativement fichu.
    Ceci n’est qu’une des mésaventures qui me sont arrivées avec cet éditeur (aventures tellement surréalistes que je n’oserais même pas les mettre dans un roman : on me dirait “là tout de même tes situations sont exagérées” 🙂 ). J’ai fini par récupérer mes droits, mais ça a été long, les mises en demeure (conseillées par la SGDL) étant restées sans réponses, et mes appels n’aboutissant jamais. Je ne comprenais pas ce qui se passait, c’était une histoire de fou, alors que de précédentes relations avec des éditeurs (en jeunesse cette fois) s’étaient fort bien passées.
    Bref j’ai eu tellement honte de ce livre que je n’en ai fait aucune publicité.

    Donc ma participation au présent fil serait de dire :
    1°) acceptez un délai d’attente de plusieurs mois : c’est la garantie que votre texte aura été lu
    2°) dites-vous bien qu’une réponse positive, voire enthousiaste, dans les 8 ou 15 jours, comme ça a été le cas pour mon roman, c’est suspect !
    3°) revérifiez que le texte a bien été lu en demandant l’avis de votre correspondant sur tel ou tel point.
    4°) et si un contrat arrive, eh bien… relisez les conseils du présent site (et d’autres, nombreux sur la toile, qui vous mettent en garde)
    Car hélas, mon exemple comme celui de Colleg, vous montrent que même une maison qui a une image favorable dans le milieu de l’édition, peut vous faire vivre une expérience désastreuse voire douloureuse.

  5. Bonjour, je suis un auteur et j’ai de la peine à me faire verser mes droits d’auteur. C’est un combat infernal qui m’oblige à de nombreux courriers. Peines inutiles et temps perdu. Cette année ma maison d’Édition ne m’a pas versé de droits même après mes réclamations, Comment puis-je reprendre mes droits et quitter cet éditeur?

  6. Bonjour, je viens de recevoir un contrat type des éditions le lys bleu, il stipule que je doit acheter 40 exemplaires. Je voudrais juste savoir si cela est chose courante. Puis aussi si cette maison d’édition est sérieuse.

  7. J’ai une proposition pour éditer un livre que je viens d’écrire de la part des éditions SAINT-HONORE. Mais on me demande la somme de 800 € TTC , pour soit-disant les frais de relecture, de correction et de mise en page de l’ouvrage.
    D’autre part la maison d’édition me propose seulement deux livres offerts.
    Est-ce normal de payer 800 Euros et de n’avoir que 2 exemplaires du livre offerts par l’éditeur ?

    1. Tout comme vous j’ai reçu une offre de publication des éditions Saint Honoré contre la somme de 800 euros.
      Certains contrats d ‘auteur sont à 2000 euros !
      Cette maison est référencée à la FNAC mais ne propose les ouvres qu’en ebook !
      La promotion des oeuvres est très obscure.
      Qu’en est il pour vous ? Avez vous signé avec eux ? Si oui comment cela se passe t il ?
      Merci

  8. Bonjour
    J’ai reçu une proposition de contrat avec les éditions Maia
    Je l’ai lu attentivement mais j’aimerai avoir votre avis car je ne suis pas experte en la matière.
    Puis-je vous envoyer ce contrat pour avoir votre avis?
    Merci d’avance
    Et cela peu peut-être servir à d’autres auteurs…

    1. Bonjour
      Après plusieurs acceptations de maison d’édition avec contrat d’auteur
      La seule qui m’a proposée un contrat compte d’éditeur sont les éditions Maia
      A savoir que j’avais contacté au paravant la SGDL qui m’a conseillée de m’engager avec eux ;
      En disant qu’ils se sont fait tapper sur les doigts plusieurs fois par leur juriste et que maintenant
      Depuis quelques années les éditions Maïa étaient clean .

  9. bonjour ,je suis sur le point de signer un contrat avec une maison d’édition pour des livres scolaires et parascolaires, ont t’il le droit de mettre dans le contrat une obligation d’un nombre de manuscrit que je dois leurs remettre?.
    que me conseillez vous en général ?
    merci

  10. Merci pour toutes ces infos éclairantes. Je vais essayer de ne pas me faire arnaquer… Je viens d’avoir un retour positif des Éditions Vérone… Me renseignant sur le net, je me rends compte que ça n’a pas l’air folichon… I will wait and see!!!!
    Bonne soirée.
    Anne

  11. J’ai une proposition (téléphonique) de publication d’un roman par Europe Livres.
    J’ai compris qu’ils me demanderaient d’acheter un certain nombre de livres, plus tard remboursés !!!!!
    Avez-vous une opinion sur eux ? Merci
    Vos conseils sont précieux. J’ai tout lu sur les contrats !
    Merci
    Gisèle Bellew

    1. Bonjour Gisèle,
      Après quelques recherches, je suis tombé sur d’autres maisons d’éditions possédées par le même groupe :
      EuropaBuch
      Europe Books
      Ces maisons semblent se concentrer uniquement sur trouver de nouveaux auteurs (et non mettre en avant leurs auteurs) dans la mesure où il n’est nulle part fait mention d’un des livres qu’ils commercialisent ou d’un de leurs auteurs, et que la vaste majorité de leur landing page est occupée par un formulaire pour proposer un manuscrit.

      Et en cherchant sur Placedeslibraires, je n’ai pas trouvé de livres édités par Europe Livres qui soit en vente chez des libraires…

  12. Merci beaucoup pour ces articles éclairants, quoi que déprimants sur ce milieu que je commence de plus en plus à détester…
    J’ai publié mon premier roman il y a bientôt 3 ans aux éditions Balland ! Je pensais que c’était une maison prestigieuse, connue donc sérieuse ! Que nenni… à ce jour et après moult relances je n’ai pas encore perçu 1 centime pour les ventes de mon livre ! En outre, l’éditeur n’a jamais levé le petit doigt pour communiquer un minimum, me demandant de me dépatouiller de mon côté… Ils ne répondent jamais à mes mails, je leur ai envoyé par dépit l’année dernière un deuxième manuscrit refusé par d’autres maisons, ils l’ont accepté et sont prêts à le publier en me mettant totalement de côté. Je ne suis au courant de rien, c’est du délire !
    En même temps j’aurais dû me douter de leur manque de sérieux quand avant la signature du contrat ils m’ont dit “Oh ! vous savez on n’est pas spécialisés dans la littérature donc si une autre maison accepte votre manuscrit n’hésitez pas, hein !”
    Quelle idiote je fais…

    1. Bonjour Coleg, je suis vraiment désolé de ce qui vous arrive. Est-ce que vous auriez la possibilité de récupérer vos droits d’exploitation ? Sinon il me semble que vous avez la possibilité de leur demander une reddition des comptes justifiant des ventes de votre livre. Ils ont l’obligation de vous fournir cette reddition dans un certain délais. Cela vous permettra déjà de voir de quoi il retourne concernant les ventes de votre roman et vous pourrez ainsi commencer à envisager la suite : récupérer vos droits d’exploitation ou poursuivre avec votre éditeur actuel.

  13. Bonsoir,
    Je viens de lire vos commentaires, mes préoccupations sont les suivantes :
    J’ai signé un contrat à compté éditeur fin octobre 2020, engagement pour 1 an OK mais l’éditeur m’a demandé la somme de 750 euros pour être publiée, or j’apprends : pour un contrat à compte éditeur je ne devais rien payer !…
    Autre point : le roman est sorti fin juillet 2020 mais il se vend que sur commande, Fnac, Amazon, Chapitre, Cultura dans aucune librairie, mon roman ne sera jamais dans les rayons ou dans les bacs de la Fnac, je dis que c’est un roman Fantôme !
    J’ai reçu de cette maison 2 exemplaires gratuits, j’ai 30% de remise lorsque je commande des livres et je paie les frais de port alors que je ne devrais pas ?..
    Je dois faire ma promotion en contactant des libraires pour laisser mon roman en dépôt vente, j’ai réussi avec une librairie et l’espace culturel Leclerc, j’attends la réponse du libraire de mon quartier, mais 70% pour moi et 30% pour eux, cela je ne le conteste pas mais en faisant mes comptes, je ne gagne pas UN EURO, sinon avoir peut-être la chance que des lecteurs achètent mon roman.
    En ce qui concerne mon roman, des amis et des connaissances l’ont acheté, les retours sont positifs, bien écrit, jolie histoire, roman autobiographique, historique avec un histoire d’amour, je n’ai pas la prétention d’avoir écrit un best-seller mais pourquoi ce roman se vend que par correspondance ?
    Pour le voir sur les sites il faut taper : Cruels Destins Maryse Chaintreau Aleix
    J’ai envoyé plusieurs mails à cette maison leur posant ces questions réponses détournées, puis je me suis tournée vers SGDL j’attends leur réponse.
    Je souhaite raccourcir les délais car j’ai un autre roman à publier (pas avec cet éditeur) savoir si je peu obtenir la possibilité que ce roman soit dans des rayons, essayer de me faire rembourser ces 750 euros.
    Je suis désespérée et je pense que cet éditeur est de mauvaise foi.
    Merci de vos conseils
    Salutations distinguées
    Maryse Aleix

    1. Bonjour Maryse,

      Effectivement, il semble que vous ayez signé avec une maison d’édition à compte d’auteur déguisé. Vous faites bien de chercher un autre éditeur pour votre prochain roman. Je vous conseille d’ailleurs d’aller faire un tour sur notre article pour bien choisir sa maison d’édition.

      En ce qui concerne votre premier roman, il faudrait vérifier le contrat que vous avez signé. Si c’est un éditeur à compte d’éditeur, il est possible que vous leur ayez cédé les droits d’exploitation de votre roman, mais pas l’exclusivité de ces droits.
      Je ne suis pas sûr que vous pourrez récupérez les 750€ (la SGDL devrait pouvoir vous répondre sur ce point), néanmoins si c’est vraiment ce que vous souhaitez, il devrait être possible pour vous de rompre ce contrat. Y a-t-il une clause dans le contrat qui vous permettrait de l’annuler ?

    1. Bonjour Philippe,
      Je dois vous avouer ne pas connaître toutes les maisons en détail. J’ai cherché quelques avis et j’ai notamment trouvé ça à propos des éditions Maïa : Forum des jeunes écrivain.e.s, ce qui ne semblait pas très engageant…
      Après un peu plus de recherches, j’ai aussi trouvé un article de blog qui référence les maisons d’édition à compte d’auteur, dans lequel apparaissent tant les éditions Libre2lire que les éditions Maia.
      Bref, de prime abord je dirais que ces maisons ont l’air de faire du compte d’auteur. Maintenant, j’imagine que si vous nous en parlez, c’est que vous avez eu un retour de leur part ?
      Si vous nous expliquez en détail la nature de leur réponse et ce qu’ils vous ont proposé on pourra vous conseiller un peu mieux. Vous pouvez même nous envoyer par mail (à contact@lufthunger-club.com) du contrat s’ils vous ont proposé de signer et on pourra voir en détail si c’est vraiment intéressant ou pas !
      N’hésitez pas à nous contacter directement, on pourra peut-être vous aider 😉

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